Glossaire

Appareillage ou opus : l’appareillage (ou "opus") du mur renvoit à la forme et à la disposition des éléments assemblés dans l’ouvrage.

Bourrage (ou mitraillage) : après avoir posé et calé les pierres, les vides restants doivent être "bourrés" avec des restes de tout calibre qui doivent être placées sans remettre en cause l’équilibre obtenu lors du calage.

Boutisse : longue pierre de liaison, la plus massive possible, que l’on couche dans l’épaisseur du mur. L’une de ses extrémités est placée dans la partie visible du mur.

Calade : La prise en compte des orientations d’un site, c’est-à-dire son ensoleillement, sa pente, les vents dominants ainsi que l’écoulement des eaux est à la base de toute l’architecture traditionnelle. Ce savoir rural trouve à s’exprimer dans la technique de la calade ou des murs de pierres sèches. Les orages violents qui frappent parfois les villages perchés et les collines provençales ont amené à
développer de prudents principes d’aménagement des espaces en pente et de traitement des eaux de ruissellement.

Calage : chaque pierre du mur doit être soigneusement calée, au fur et à mesure de la construction. On évitera que les cales ne dépassent de l’aplomb sur les côtés ou à l’arrière d’une pierre, pour ne pas gêner la pose des modules suivants.

Calepinage : Le calepinage répond à certaines règles qui dépendent notamment de la taille et de la forme des pierres, de leurs natures et de celle du sol. Le dessin doit aussi être en accord avec les différents niveaux, les sens de circulation, l’écoulement des eaux pluviales afin de garder une fluidité
d’ensemble.

Coup de sabre : succession de joints verticaux alignés, visible dans le parement d’un mur (et fortement déconseillé !).

Couronnement ou arasement : dernier rang de pierre posé sur le mur qui assure un rôle de chaînage.

Drain : un mur en pierres sèches est composé de deux parties : l’une visible (le parement), l’autre invisible, appelée le drain. A l’origine, le drain était constitué des pierres ramassées lors de la construction des terrasses. Les morceaux de pierres étaient accumulés derrière les murs, ce qui permettait à l’eau de s’écouler. Le drain peut également être constitué de toute sorte de matériaux (vieilles tuiles, gravats, etc.).

Les escaliers : Les escaliers permettent de gravir des reliefs plus accidentés.

Fruit : terme désignant l’inclinaison d’un mur, le sommet étant situé en retrait par rapport à la base.

Les murs : A l’origine, les terres étaient pauvres et l’épierrage obligatoire si l’on voulait agrandir la surface cultivable. De cette matière première extraite, on opérait un tri minutieux selon la taille et la forme des pierres afin de les réemployer. Le surplus était stocké, rangé, en clapas.

Murailleur : artisan spécialisé dans l’édification de murs.

Opus incertum : opus réalisé avec des pierres de dimension et de forme irrégulières.

Pas d’âne : les chemins de Provence sont rythmés de marches, en général peu hautes et assez longues pour être adaptées aux déplacements des bêtes de somme.

Panneresse ou carreau :} à l’inverse de la boutisse, c’est une pierre dont toute la longueur est présentée en façade du mur, permettant ainsi de relier entre elles plusieurs pierres du parement.

Parement : face visible du mur.

Socle ou fondation : premier lit de pierre du mur sur lequel ce dernier va reposer.

Stuc : Le stuc est un enduit fin en deux ou trois couches à base de chaux aérienne et de poudre de marbre.